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COMMUNIQUE DE PRESSE LIBREVILLE, LE 24 FEVRIER 2026 – PLAIDOYER DU CHAPITRE DU GABON DE L’INTERNET SOCIETY POUR LE RETABLISSEMENT DE FACEBOOK, TIKTOK, WHATSAPP, INSTAGRAM, ET LE RENFORCEMENT DU DIALOGUE AVEC LESDITES PLATEFORMESLe chapitre du Gabon de l’Internet Society (ISOC)

Le chapitre du Gabon de l’Internet Society (ISOC Gabon) prend acte avec préoccupation de la décision de suspendre l’accès aux réseaux sociaux sur le territoire national, prise par la Haute Autorité de la Communication (HAC) le mardi 17 février 2026. Cette décision s’inscrit dans un contexte marqué par des impératifs de préservation de l’ordre public, de la cohésion nationale et du vivre-ensemble, et présente un caractère exceptionnel et temporaire.

Elle affecte directement les services tels que Facebook, TikTok, WhatsApp, Instagram qui jouent un rôle central dans les communications personnelles, professionnelles et commerciales des Gabonais.

En tant qu’organisation défendant un internet ouvert, universel et sécurisé, ISOC Gabon réaffirme ses engagements en faveur d’un accès libre à l’information et à la communication, et rappelle que la coupure totale des réseaux sociaux n’est pas une solution proportionnée pour réguler ces plateformes. Il est essentiel de nouer un dialogue constructif avec les acteurs de ces plateformes et de disposer d’un cadre réglementaire local adapté, permettant de mettre en place des mécanismes de régulation efficaces qui équilibrent sécurité, protection des données et continuité des services pour les utilisateurs.

La suspension des réseaux sociaux entraîne des conséquences multiples pour le pays. Sur le plan économique, le secteur du numérique représentant environ 5 % du PIB, des milliers d’auto-entrepreneurs et commerçants qui dépendent de Facebook, TikTok et WhatsApp pour leurs activités voient leurs revenus directement impactés. Malgré la disponibilité de l’internet fixe, l’accès aux transferts de fichiers et aux communications essentielles reste aléatoire, freinant la productivité et la continuité des services.

Sur le plan social, cette décision constitue un frein à la libre circulation de l’information et perturbe les échanges personnels et professionnels vitaux, affectant particulièrement la vie quotidienne des Gabonais. Elle limite également l’accès à l’éducation numérique, à la formation en ligne et aux ressources éducatives disponibles via les réseaux sociaux, qui sont devenus des outils essentiels d’apprentissage et de développement des compétences. Sur le plan juridique, cette suspension semble contredire l’article 14 de la Constitution gabonaise  et les libertés publiques garantissant la liberté d’expression et d’accès à l’information.

Le chapitre Gabonais de l’Internet society  (ISOC Gabon)  appelle donc les autorités gabonaises à rétablir rapidement l’accès aux réseaux sociaux indexés, tout en recherchant  la régulation ciblée des plateformes pour assurer sécurité et conformité. Il est également essentiel de renforcer la formation et la sensibilisation de l’ensemble des acteurs et utilisateurs de l’écosystème numérique, de nouer un dialogue continu avec les plateformes et de mettre en place des lois et règlements clairs permettant de concilier liberté d’accès et sécurité.

ISOC Gabon réaffirme sa position : un internet ouvert, sécurisé et sans interruption est un vecteur indispensable de développement économique, social et démocratique pour le Gabon. La sécurité numérique doit passer par la responsabilité partagée, le dialogue et la régulation proportionnée, et non par la suspension totale des services.